Samstag, 29. Dezember 2018

Enfant trilingue

Ma fille, surnomée ici Choupie, vient d'avoir 2 ans! 2 ans et demi déjà que, d'abord dans mon ventre, puis après sa naissance, elle est au contact de trois langues quotidiennement. 
Étant moi-même bilingue (français-espagnol), je ne me suis pas posé beaucoup de questions pour Choupie. La seule question sur laquelle j'ai fait quelques recherches pendant ma grossesse, c'était de savoir si je pouvais parler dans mes deux langues à ma fille. Bien évidemment je sais qu'il faut, dans l'idéal, respecter le principe d'une langue = une personne, en général un parent. Mais j'ai aussi trouvé des arguments pour le une langue = une situation, un environnement précis. Il serait donc possible d'après certains spécialistes de déroger à la règle d'une langue représentée par une personne pour associer une langue à un contexte donné. Dans notre cas, j'applique cette règle lorsque nous sommes en vacances en Espagne, alors je me permets de parler à Choupie en espagnol. Je le fais aussi parfois quand nous parlons, ma mère, Choupie et moi. Alors, je dis certaines phrases à Choupie en espagnol. Pour moi, ce serait vraiment bizarre de ne jamais parler à ma fille dans ma deuxième langue. Elle fait aussi partie de moi, donc je ne vois pas pourquoi je devrais réprimer cette envie. Cependant, je pense qu'il faut restreindre l'usage de l'espagnol à ces deux situations précises afin d'éviter de créer des confusions chez Choupie.
Au début, chacun a donc parlé naturellement sa langue avec elle, à savoir son papa et à la crèche l'allemand, sa mère et son grand-père le français et sa grand-mère l'espagnol. Elle est en contact quotidiennement avec toutes ces personnes car mes parents sont nos voisins. Bien avant qu'elle ne commence à parler, on s'est rendu compte qu'elle comprenait tout ce qu'on disait dans les trois langues. Choupie a commencé à parler cette année et ses premiers mots ont été dans le désordre : papa, mama, este, esta (celui-ci, celle-ci en espagnol), ya está (ça y est en espagnol), ist (est en allemand) et ja (oui en allemand). Depuis quelques semaines elle a commencé à apprendre plus de mots, à en répéter beaucoup et aussi à les associer entre eux. En ce moment, elle joue souvent avec sa petite cuisine et ses accessoires et nous sert une part de pizza ou une tasse de café. Selon la personne à qui elle tend l'objet, elle dira chaud (prononcé sau), heiß ou quema (prononcé mema). Elle connait la plupart des mots dans les trois langues, mais quand elle ne connait le mot qu'en allemand par exemple, alors elle l'utilise avec tous en allemand. C'est le cas pour Brot (pain en allemand) et ja. Elle fait des associations comme au lit ou papa douche. Pour l'instant elle a utilisé quelques verbes en allemand et en français : Choupie gemalt (Choupie dessiné) ou maman danse et mama tanzen. Souvent, on remarque que quand il lui manque un mot dans l'une des langues, c'est qu'il est plus difficile. Elle arrive donc à reproduire les mots plus faciles comme par exemple Wurst et saucisse (la correspondance espagnole salchichón étant plus difficile) ou alors couche, compresa (Windel étant le mot manquant). 
Pour l'instant, tout se passe très bien. On remarque que l'allemand est sa langue dominante, mais c'est tout à fait normal. Quand elle était toute petite, je me demandais si elle parlerai espagnol, sa langue minoritaire. Maintenant je peux dire que c'est bien parti. Tout s'est fait naturellement et même si on avait déjà l'exemple de mon frère et moi dans la famille, c'est toujours aussi bluffant de voir un si petit être passer comme ça d'une langue à l'autre. Finalement le seul "effort" à fournir, c'est de veiller à lui proposer des livres dans les trois langues et pas seulement en allemand. 
Pour moi, ce qui est un peu difficile et que j'essaie de contrôler, c'est d'éviter de lui parler en allemand lorsque nous sommes en contexte monolingue allemand. Si je suis de sortie avec Choupie, mes copines et leurs enfants, alors je me surprends à parler à Choupie aussi en allemand afin que les autres comprennent. Il y a souvent des situations où on s'adresse à l'enfant et on souhaiterait que les autres comprennent aussi. Là je me force vraiment à rester en français, car je pense qu'à terme, cela pourrait faire gagner du terrain à l'allemand et peut-être même conduire au scénario que j'ai si souvent entendu chez d'autres mamans françaises: je lui parle en français, mais il me répond en allemand. Et surtout, on ne respecte plus la règle d'or un parent = une langue. 
Au-delà du côté "ouah, mon enfant parle trois langues!", en cette période de grands progrès dans l'aire du langage, on est surtout contents de pouvoir mieux communiquer avec elle et de l'entendre dire de nouveaux mots chaque jour. Ce n'est pas si différent que pour une famille monolingue finalement. 
Et pour finir, je vous conseille deux blogs sur le même sujet que j'aime beaucoup. Le blog d'une copine de l'époque où j'étais assistante dans un collège allemand. Elle a fondé une famille franco-turque en Allemagne (mon-enfant-trilingue.over-blog.com). Et celui de Margarida, Catalane vivant à Nantes, qui parle dans ses deux langues à sa fille (lesmotsdemarguerite.com).




Freitag, 21. Dezember 2018

Mon quotidien sous anti-psychotiques

Après trois épisodes psychotiques en quatre ans, j'ai décidé de continuer à prendre mon traitement afin d'éviter une rechute. Cette décision est mûrement réfléchie. En 2017, après la deuxième rechute, j'ai enfin accepté ma maladie et le fait de devoir prendre un traitement de longue durée. 

Au quotidien, la maladie pèse plus ou moins sur tout ce que je fais, selon l'espace-temps qui me sépare d'un épisode. Plus je m'en éloigne et moins j'y pense, moins je fais attention à moi. C'est presque impossible d'être tout le temps sur le qui-vive, la routine l'emporte et le stress ou la fatigue finissent par revenir dès que je baisse un peu la garde. 


Le sommeil

Le traitement sur la durée, à savoir de la quétiapine, un anti-psychotique à prendre tous les soirs, signifie que je ne dois pas oublier de le prendre à heure plus ou moins fixe. Comme à la bonne vieille époque de la pilule! Après plusieurs essais au début, j'ai finalement adopté l'horaire suivant: 18-19h en semaine et 19-21h le week-end. J'ai remarqué que la fatigue que produit ce médicament persiste le matin si je n'espace pas la prise et le lever de 12 heures. En revanche, le soir, je fatigue, voire je m'endors carrément, environ trois heures après la prise du médicament. Il faut donc bien que j'y pense tous les soirs pour ne pas être dans les vapes le lendemain matin. Il m'arrive d'avoir sommeil très tôt le soir, ce qui est un peu handicapant quand on reçoit des amis ou si on sort. Et le week-end, j'ai beaucoup de mal à me lever le matin.  

La consommation d'alcool

Et puis il y a l'alcool.... grand problème pour moi de ne pouvoir de temps à autres déguster un bon verre de rouge ou un petit muscat ou bien même une margarita. Quand j'associe alcool et médicament (oui, je sais...), le soir, dans mon lit j'ai des fourmillements dans les membres. Donc autant dire que je ne l'ai pas fait souvent. Ce que je fais parfois, c'est que je m'autorise un verre et je fais l'impasse sur le médicament ce jour-là. J'ai fini par l'avouer à ma psychiatre cette semaine qui m'a répondu que ça n'était pas grave tant que ça restait ponctuel (une fois tous les deux mois environ). 
L'alcool, c'est aussi un élément culturel de consommation courante, si bien que les gens ne comprennent pas toujours qu'on n'en consomme pas. J'ai toujours droit aux réflexions: "T'es enceinte?" ou "Tu ne bois pas d'alcool?", "Allez, un petit verre ça ne fait pas de mal". Je préfère passer pour la fille trop saine ou coincée que de raconter mon histoire à tout le monde.

Les effets secondaires

C'est ce qui me faisait très peur au début et puis maintenant je n'y pense plus trop. Je ne me suis pas vraiment renseignée. Maintenant je ne vois plus le traitement comme un ennemi, mais comme un allié. C'est grâce à lui que les angoisses et autres troubles psychiques sont sous contrôle, donc heureusement qu'il existe.
Le principal effet secondaire, après la fatigue, c'est la prise de poids. La quétiapine et l'olanzapine que je prenais avant ma grossesse m'ont fait prendre 10 kilos. J'étais mince, donc le changement ne choque pas trop, mais ça m'embête surtout au niveau du ventre, là où ça se voit le plus.
La majorité des neuroleptiques sont photosensibles, le mien y compris. Ça veut dire pour moi haute protection solaire obligatoire tout l'été sur le visage. Malgré cela, j'ai quelques taches qui sont apparues ici et là.

La vigilance en permanence

Prendre un anti-psychotique cela ne suffit pas à éviter de tomber malade, il faut aussi y mettre de la volonté. Il faut changer certaines habitudes, éviter la fatigue et le stress autant que possible. D'un naturel plutôt à tout faire à la dernière minute, j'ai appris à m'organiser et à mieux répartir mes tâches. Maintenant je prépare les contrôles pour mes élèves deux semaines à l'avance, j'organise toutes les photocopies pour la semaine le lundi ou le vendredi d'avant. A la maison, j'ai appris à lâcher du lest, tant pis si je suis trop fatiguée pour ranger la cuisine le soir ou lancer une machine, je laisse pour le lendemain.

Peut-être que la méditation, le yoga ou le changement de certaines habitudes me permettrait de vivre sans traitement. Peut-être qu'il existe des alternatives naturelles. Mais le traitement c'est la sécurité, et même avec, ce n'est pas l'assurance que je n'aurai plus de rechute. Il me permet de garder à peu près le même rythme de vie qu'avant. Je travaille 16 heures par semaine, je m'occupe de la maison et de ma fille.

Dienstag, 4. Dezember 2018

Maladie mentale: les symptômes qui persistent après la crise

La maladie mentale, c'est plus complexe que la maladie physique. Déjà ça ne se voit pas, donc c'est plus difficile à comprendre et à accepter. Et puis difficile de dire à partir de quel moment on est guéri puisque souvent, il faut prendre des médicaments pendant longtemps pour éviter une rechute. Aujourd'hui je veux parler des symptômes qui persistent après une crise. Il y a trois phases dans la maladie mentale: les signes avant-coureurs, la crise et la rémission. On est guéri à partir du moment où l'on retrouve sa stabilité, ou l'on est "stable" comme disent les médecins. Retrouver la stabilité cela demande du temps, même si le "gros" de la maladie, c'est-à-dire la crise, est passé, certains symptômes sont encore là. 
A titre d'exemple, les signes avant-coureurs peuvent être beaucoup de stress, du manque de sommeil et des angoisses. La crise, ce peut être un épisode psychotique. Et les symptômes qui surviennent après ou qui persistent sont les angoisses, le stress et les troubles du sommeil. 
Dans mon cas, les mois suivant un épisode psychotique (voir ma maladie mentale), j'ai dû faire face à ces symptômes. Alors que je n'avais jamais eu d'angoisses, sont survenues certaines peurs qui ont heureusement disparu aujourd'hui. 
Pendant presque un an, je n'ai pas pu conduire. D'un coup, au volant, j'avais peur et je devais m'arrêter immédiatement. Sans raison, une angoisse surgissait, m'empêchant de continuer. La nuit aussi, il m'arrivait de me réveiller en ayant peur. Il fallait allumer la lumière et au bout d'un moment, ça passait. Le problème, c'est que ça pouvait surgir à n'importe quel moment et que je ne savais pas de quoi j'avais peur. Assez rapidement, je me suis rendue compte, que le fait d'en parler avec quelqu'un m'aidait. Comme si la communication m'ancrait dans le réel et faisait s'envoler cette peur irrationnelle. Je commençais donc à parler à la personne la plus proche quand cela arrivait: "J'ai peur! - De quoi as-tu peur? - Je ne sais pas. - Comment je peux t'aider? - Ça m'aide d'en parler. etc." Et petit à petit, à dire ce que je ressentais et ce que j'étais en train de faire, la peur disparaissait. Souvent c'était mon mari qui était à côté où que j'appelais par téléphone. D'autres fois, c'était une collègue ou un membre de la famille. 
Il m'est également arrivé d'avoir peur dans les transports en commun. Là c'était vraiment handicapant, car je me rends au travail en train. Cette peur-là, j'ai dû l'affronter parce que je n'avais pas le choix. Mais heureusement ça n'est pas arrivé très souvent. En revanche la peur en voiture, c'est en y allant petit à petit que j'ai pu la vaincre. Au bout de longs mois sans conduire, j'ai décidé d'affronter ma peur, car je ne voulais pas que cette phobie s'installe. J'ai donc commencé par de petits trajets que je connaissais bien. Et puis, je me suis attaquée au trajet maison-collège (1 heure de route). Les premières fois, je devais m'arrêter à mi-chemin pour faire une pause. Puis j'appelais mon mari qui me rassurait et je repartais. 
Finalement, durant ces périodes, ce qui m'a aidée à m'en sortir, c'est d'abord la volonté de guérir et de retrouver une vie normale. Ensuite, le soutien de mes proches a été primordial. Mon mari était une sorte de coach à qui je pouvais tout le temps me confier. Ma mère, qui nous a rendu visite et est restée plusieurs semaines chez nous, m'a aussi beaucoup aidée à reprendre confiance. 

Quand on a une maladie psychique, le monde s'écroule. La vie normale s'arrête et on est catapulté, quelques heures, plusieurs jours ou plus longtemps dans le cas d'une psychose, dans une sorte de monde parallèle. On n'est plus dans la réalité, on la perçoit différemment. On est dans une sorte de pièce de théâtre où notre cerveau devient maître. On a des certitudes, souvent loufoques, qui nous font agir de manière étrange, voire dangereuse. La rémission est lente et on ne sait pas à l'avance combien de temps il faudra pour guérir. Au début, le malade et ses proches ont peur que cet état dure toujours, mais il y a des médicaments et des thérapies qui permettent de guérir. J'ai même rencontré des gens à l'hôpital qui n'ont pas été malades pendant 20 ans. 


Freitag, 23. November 2018

Ces petites phrases qui font du bien

Cette semaine j'ai eu droit à deux compliments au travail ! Un élève m'a remerciée de lui avoir expliqué quelque chose et m'a dit qu'avec moi il comprenait bien. Et une collègue m'a dit que notre réunion avait été rapide et efficace parce que je l'avais bien préparée en amont. 

Ce sont de petites attentions qui font du bien. Je ne pense pas être en quête permanente de reconnaissance, mais de temps en temps tout le monde a besoin de ces petites phrases. 

Celle de mon élève, je l'avais déjà entendue il y a quelques années dans un autre établissement. Je ne suis pas particulièrement proche de mes élèves, ni du genre à les faire rigoler. Mais expliquer, ça ça va. Il y a aussi les compliments indirects que j'aime bien, du genre "Quoi, c'est déjà la fin de l'heure?"

Je suis, de manière générale, plus satisfaite au travail ces dernières semaines. La nouvelle façon de travailler que j'essaie avec deux classes y est pour quelque chose. J'en avait parlé dans un précédent article. Les élèves travaillent à leur rythme, découvrent les nouveaux contenus par eux-mêmes, s'entraident et s'évaluent. Moi je les accompagne dans leur apprentissage.

Mon mari m'a demandé de lui acheter une brosse à dent en bambou! Il y en a déjà une grande et une petite dans notre salle de bains qui sont venues remplacer les vieilles en plastique. En plus je trouve qu'elles sont plus sobres et plus jolies. Ça rend bien dans une salle de bain grise et blanche avec des carreaux de ciment rétro.
On en n'est pas au même stade dans le cheminement vers le minimalisme et la réduction des déchets, mais j'ai l'impression que ça le travaille de plus en plus. Il a accepté de trier ses habits et ses chaussures. Peut-être qu'un jour il se passera la même chose qu'entre Patri et Fer, ce couple espagnol zéro déchet, où l'homme a fini un jour par voir le plastique partout et a dit à sa femme qu'il voulait bien se lancer dans le zéro déchet. Ils ont réussi leur pari en 15 semaines! (vidéo en espagnol)

Et vous, quelles phrases vous ont fait plaisir cette semaine?

En plus on a eu la première neige!



Freitag, 2. November 2018

Agir maintenant

Cette semaine, j'ai réussi à commencer deux beaux défis et ça fait du bien au moral! 

Cela fait des années que je veux changer ma façon d'enseigner, mais ça n'est pas toujours facile. Il y a les préceptes et il y a la réalité du terrain et les outils et moyens à disposition. J'avais envie de faire agir mes élèves, de les faire réfléchir et de devenir leur accompagnatrice dans leurs apprentissages. Mais malheureusement les manuels ne sont pas du tout conçus comme cela. Et surtout comment les rendre actifs quand on a de nouvelles connaissances à enseigner? J'avais souvent un sentiment d'impuissance, la question comment faire mieux dans ma tête et l'impression que mes élèves s'étaient ennuyés, qu'ils avaient subi le cours. 
Rien n'a changé du jour au lendemain, mais avec mes collègues nous nous sommes engagés sur la bonne voie je crois. Il y a deux semaines nous avons eu une formation du professeur Heiniger de Thurgau en Suisse. Et il nous a donné des outils pour activer les élèves et les évaluer. Depuis, beaucoup sont prêts à essayer sa méthode. Avec ma collègue de FLE, nous avons commencé deux nouvelles leçons dans deux classes. Ce qu'on peut dire après cette première semaine, c'est que les élèves étaient beaucoup plus impliqués et motivés et qu'ils ont bien travaillé. On verra lors du prochain devoir s'ils ont mieux retenu les contenus. L'idée c'est de faire participer les élèves à tous les niveaux afin de les impliquer dans le processus d'apprentissage et de les responsabiliser. En plus tout est transparent: ils savent exactement ce qu'on attend d'eux et comment ils seront évalués. 
On travaille selon le modèle suivant: 

La roue de Deming


On commence par annoncer aux élèves le but à atteindre et le produit final attendu. PLAN : Ensuite les élèves vont réfléchir à tout ce dont ils ont besoin pour atteindre cet objectif (vocabulaire et grammaire par exemple). Ils choisissent dans leur manuel les exercices à faire. Puis, vient la phase la plus longue, DO : les élèves s'entrainent à acquérir les connaissances requises. Ils travaillent à l'aide d'un planning fait par le prof ou par eux-mêmes. Le prof met les corrections à disposition et les élèves s'auto-corrigent. Durant cette phase les élèves ont droit à l'erreur. Une grille d'évaluation qu'ils remplissent eux-mêmes permet d'évaluer s'ils ont travaillé de manière concentrée, s'ils se sont entraidés. etc. CHECK : Le temps de l'entrainement est terminé, les connaissances doivent être acquises. On vérifie que les connaissances ont bien été acquises avec une nouvelle série d'exercices. ACT : les élèves peuvent présenter leur produit. Les modalités et les critères d'évaluation sont aussi fixés ensemble.  
Ce matin mes élèves ont eu plein d'idées pour leur produit final, ils ont décidé de le présenter sous forme de vidéo. On verra s'ils continuent à être si motivés dans les jours qui viennent. 

Côté cour, j'ai bien réfléchi à la façon de réduire le plastique et de consommer mieux et moins. C'était très intéressant de lire et/ou voir les expériences de Béa Johnson, de la famille (presque) zéro déchet, de la pachamama. Je suis très contente de mes shampoing et savon solides, je pensais que j'allais perdre du temps à frotter pour faire mousser, mais non, j'ai même l'impression que je gagne du temps sous la douche. Le savon de Marseille ne laisse pas de film sur la peau et donc le rinçage est plus rapide.
Comme pour ma nouvelle façon d'enseigner, il faut s'essayer petit à petit, se fixer de petits objectifs. À force de petits gestes, on fera bouger les choses.

Freitag, 26. Oktober 2018

Comment consommer mieux? Comment consommer moins?


J'ai commencé à rédiger un article sur tout ce que j'avais commencé à faire ou ce que je faisais déjà pour être plus écolo. Et puis ça m'a semblé trop bateau: vinaigre blanc pour le ménage, ça n'a plus rien d'original. Alors voici mes réflexions et trouvailles sur le zéro déchet. 

  • Garde-robe: avoir dans sa garde-robe une petite robe noire multi-positions comme celle de Béa Johnson. Faire le tri et ne garder que les pièces que l'on porte vraiment. Je l'ai fait et j'ai un gros sac à amener à la Croix Rouge. Maintenant l'idée c'est de compléter le dressing avec des pièces d'occasion, des marques écolos quand j'ai vraiment besoin de quelque chose. A ce stade de mes recherches, j'ai opté pour les marques Arme dangels, Veja et Scotch and Soda qui ont des actions concrètes pour améliorer la qualité et la durabilité de leur tissus et qui se soucient du bien-être des ouvriers de la filière. Exit la fast fashion. Je vais amener mes bottes vieilles de dix ans réparer. Elles sont encore en bon état, il n'y a que la semelle à changer. 
  • Salle de bain: A quoi ça sert d'utiliser des lingettes démaquillantes lavables si on met un produit chimique dessus qui repartira dans les eaux usées? L'huile de jojoba (bio, première pression à froid) est parfaite pour démaquiller les yeux et les peaux mixtes, grasses ou à tendance acnéique. Je me suis mise aux savons et shampoing solides. Mais il m'a été impossible de trouver des produits sans emballage dans ma ville. Je voulais trouver une pierre d'alun sans support plastique et c'est dur, mais je ne perds pas espoir, je n'ai pas encore fait tous les magasins bio. 
  • Cuisine: l'aberration de notre mode de consommation, c'est d'acheter du bio qui vient de loin ou du bio emballé dans du plastique. Pour éviter ça, je ne vois pas d'autre solution que de se tourner vers les commerçants locaux et oublier la grande distribution. Ce n'est pas toujours facile au quotidien de se dégager des moments pour aller faire ses courses, non plus à l'hypermarché du coin, mais au marché ou chez les producteurs directement. J'ai abandonné l'idée de manger de l'avocat au petit déjeuner parce que c'est sain. Ils viennent du Pérou ou d'Israël et leur culture a un gros impact sur la planète. Mon idée maintenant ce serait de commencer par acheter tous mes produits secs (pâtes, féculents, etc.) en vrac. 
  • Slow Noël: Noël approche et avec lui son lot d'excès. Comme l'année dernière j'offrirai un jouet d'occasion à ma fille. Pour les autres je privilégierai les cadeaux faits main et les cadeaux d'expérience. J'ai même trouvé une technique japonaise pour emballer les cadeaux avec du tissu: le furoshiki.
  • Et oui depuis plus d'un an, je fais mon ménage avec des produits naturels. 
 Les choses bougent, j'en suis convaincue. Peu à peu, de plus en plus de gens prennent conscience de leur impact écologique et se tournent vers le zéro déchet ou réfléchissent à la manière de les réduire. Des magasins ou cafés zéro déchets ouvrent leurs portes dans toutes les grandes villes. L'Union européenne vient d'interdire les objets en plastique à usage unique. Un étudiant néerlandais a lancé le projet "Ocean Cleanup" pour nettoyer les océans. Même si l'efficacité de ce système n'est pas encore été prouvée, c'est un bon début.

Ma trousse de maquillage Diy


Et vous qu'avez-vous fait cette semaine pour réduire votre empreinte environnementale ?

Sonntag, 7. Oktober 2018

Thérapie de groupe vs thérapie individuelle

Après une thérapie individuelle pendant deux ans, j'ai commencé une thérapie de groupe il y a quelques mois. Je ne voulais pas continuer mon traitement sans thérapie, l'alliance des deux étant le meilleur gage de guérison.


Pour ma thérapie seule j'avais mis du temps à m'adapter, je ne savais pas trop de quoi parler et j'avais eu longtemps ce sentiment que je n'en avais pas besoin. L'un des objectifs était de trouver la raison de mes épisodes psychotiques (voir ma maladie mentale). Une fois avoir trouvé ce qui ressemblait à une cause et après avoir raconté toute ma vie, je ne savais plus quoi raconter à ma psy et j'ai donc décidé d'arrêter la thérapie. Je trouve que l'on avait abordé tous les sujets importants: se protéger au travail, apprendre à ne pas tout accepter; ma relation avec mon mari; les sources de stress, les signes avant-coureurs de la maladie, etc. A la fin de la thérapie individuelle, j'avais l'impression que ma vie était en ordre, que j'avais réglé certains problèmes, que la thérapie m'avait aidé à m'affirmer dans certains domaines.

Pour cette nouvelle thérapie, l'adaptation a été beaucoup plus rapide. Après deux ans à ne parler que de moi, je n'avais vraiment plus de sujets de conversation, on avait fait le tour. Là, je peux raconter mon histoire de nouveau, mais on ne va pas tellement en profondeur dans les choses. L'accent est plutôt mis sur les points communs entre les participants. Le fil rouge ce n'est plus le moi, mais les relations qui se créent en abordant des points communs. On va parler pendant une session du deuil, puis de prendre des vacances et de l'importance d'avoir un loisir, de s'octroyer du temps pour soi. Les thèmes sont plus variés, la discussion est souvent légère, parfois plus difficile lorsque l'on aborde le sujet de la maladie. 

La majorité des participants fait partie du groupe depuis plusieurs années, tous ont eu une psychose. Ils m'ont assuré que l'un des avantages de la thérapie de groupe est que les membres détectent l'apparition de la maladie avant qu'il ne soit trop tard. En début de séance, les patients ont la parole. Chacun parle du sujet qui le préoccupe ou qui l'occupe sur le moment. Dans notre groupe, tous ne prennent pas la parole, faute de temps, mais on fait un tour de parole "éclair" à la fin de chaque séance où chacun dit son humeur et quelque chose sur soi. Un psychiatre est présent ainsi qu'un aide-soignant. Ils posent parfois des questions et font une sorte de petit résumé à la fin de la séance. Les thérapeutes aident les patients, mais les patients s'entraident aussi.
"Le participant dans le groupe se rend compte qu’il n’est pas seul avec son problème et que d’autres ressentent les mêmes choses. Le groupe devient une source d’appui et de force. (...) Durant les séances de groupe, on entend quelqu’un parler et on se dit « je ne suis pas comme ça » et en même temps « oui je suis comme ça moi aussi »."
Source: https://www.psy-coach.fr/therapie-de-groupe/

Enfant trilingue

Ma fille, surnomée ici Choupie, vient d'avoir 2 ans! 2 ans et demi déjà que, d'abord dans mon ventre, puis après sa naissance, elle...